Du 4 au 1O juin 2OO7 – Escapade à l’Ouest

A l’Ouest, du nouveau…

Nous nous sommes accordés 3 jours de “break” bien mérités… si, si !

 

 

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Michelle Auboiron peint en direct de la Havane
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Quésaco ?

Les bienfaits du socialisme : classe unique dans les transports en commun.

Image d'Epinal...

Maria la gorda - désolés pour la météo moyenne...

Plein de cocos du côté de Vinales

Mogote du côté de Vinales

Harisson Ford dans Ben Hur

Alors là je dis bravo !

Nous aimerions bien connaître l'histoire de ce terrain d'aviation situé sur la côte nord ouest de Cuba. Découvert par hasard sur un chemin chaotique à proximité d'une station balnéaire abandonnée (et saccagée)... Peut-être servait-il autrefois aux riches estivants pour gagner rapidement cet endroit isolé de la côte ? Il a été volontairement parsemé d'épaves en ferraille et livré aux chèvres pour en interdire toute possibilité d'utilisation... par peur d'une invasion américaine par la voie des airs ? Ou pour empêcher toute tentative d'évasion aérienne ? nous ne pouvons que nous perdre en conjectures... si vous avez des tuyaux...

A l'horizon, ça barde... nous y échapperons...

Zone sensible... derrière l'affiche, les barbelés... impossible d'accéder à un port de pêche...

Retour en ville : le blues de la Havane

Et rapido... au boulot !

Révision des 30 miles...

Sur "Infanta"... peinture n°12...

A Miramar, sur la 84, devant la maison de "Ma Tante" (voir 1er épisode)...

Peinture N°13 à Miramar

Direction “Maria la Gorda” à la pointe Ouest de l’île via Pinar del rio, puis retour par Vinales, les plus beaux paysages de Cuba…
Après quelques difficultés pour sortir de La Havane, car il n’y a pratiquement aucun panneau de signalisation, tout est rentré dans l’ordre… nous avions commencé plantés dans un champ après 30 km d’une autopista qui s’est arrêtée sans prévenir…
Les 180 km qui séparent la Havane de Pinar del Rio, à mi-parcours, sont “avalés” en moins de 3 heures, agrémentées de pléthore de citations du “Commandante en Jeffe” (prononcer commnadanté en réfé) et autres hommages plus ou moins martiaux aux héros de la “Revolucion” (prononcer la révolucione), ce qui en plus d’être particulièrement instructif, fait passer le temps agréablement.

De Pinar del Rio à Maria la Gorda, 135 km seulement à parcourir… il nous faudra presque 4 heures, sur une route à deux voies sur laquelle surgissent toutes sortes de véhicules, du char à bœufs au bus “accordéon” à bout de souffle vomissant une fumée noire à asphyxier la population d’une ville moyenne. Il y a le tricycle à remorque transportant les cochons à l’abattoir… Il y a enfin toutes sortes d’animaux… poules (avec nids associés), poussins, chèvres, porcs et, cerise sur le gâteau, 3O km de slalom entre les crabes de terre qui vous crèveraient un pneu comme un rien si vous rouliez dessus…
Tout ça dans un paysage luxuriant de champs de tabac, de canne à sucre, de bananiers, de cocotiers, puis enfin de mangroves…
La vie ici a l’air paisible même si la population semble vivre plus ou moins dans la misère : une case de une à deux pièces, rarement plus, et transport à pied ou en stop (tracteurs, camions sont les bienvenus) semblent le lot quotidien.
Rappelons ici que le commerce privé est interdit à Cuba et que même s’il existe une (toute) petite tolérance pour les paysans, ils restent cependant au service de la coopérative locale et sont “rémunérés” par l’état.

“Maria la Gorda” est un site international de plongée sous-marine, et un paradis situé dans la Péninsule de Guanahacahibes à l’extrême Ouest de Cuba. C’est aussi un parc national. Imaginez une anse de 40 km de sable blanc… des eaux de toutes les nuances de vert au turquoise… les seules constructions existantes formant un petit ensemble hôtelier pouvant accueillir une centaine de personnes au maximum : un bar, un restaurant, un ponton avec 4 bateaux et un club de plongée… c’est tout !
Le premier village est à 35 kilomètres…
Une eau limpide – visibilité jusqu’à 30 mètres – des poissons et une flore d’aquarium – poissons lune, poissons coffre, poissons clown, barracudas, liches, dorades, tortues, coraux de toutes sortes et de toutes les couleurs – chaque empilement de roches formant un petit jardin japonais sous-marin…
Une ombre sérieuse au tableau idyllique cependant… ce lieu magique est interdit aux Cubains… comme la plupart des hôtels pour touristes du pays – sauf à ceux qui y travaillent bien sûr… et ceux là sont privilégiés… en effet une blague qui court prétend qu’il vaut mieux être liftier au “Havana Libre” – un grand hôtel de la Havane – que neurochirurgien à Cuba.

Retour par Vinales, sa riche vallée, ses “bohios” – charmantes maisons paysanes en bois peints très colorées – et ses fameuses mogotes, des formations rocheuses dures qui ont résisté à l’érosion environnante et qui forment comme des dents géantes émergeant des champs de tabac, où l’on cultive encore souvent à la charrue bovino-tractée.
La région regorge de “cuevas” les grottes locales qui pénètrent les mogotes à l’horizontale et dont certaines peuvent se visiter à condition d’avoir prévu sa petite laine car il y règne une température de 10°… ce n’est pas notre cas…
Dîner dans un “Paladar” très sympa – nous avons même droits aux tubes du “Buena Vista Social Club” joués par un excellent orchestre de 5 musiciens pour les 6 ou 8 clients étrangers – forcément étrangers – que nous sommes ce soir là…
Les “paladares” sont des restaurants “privés” avec nombre de couverts limité, tolérés par l’état qui “taxe” à mort, étouffant ainsi dans l’œuf tout espoir de développement.

Retour à la Havane par la splendide route de la côte Nord (6 heures de route tout de même pour 250 km environ) qui traverse une des régions les plus fertiles de Cuba. Nous tentons vainement et à plusieurs reprises d’accéder à l’océan pour nous baigner…
L’accès à l’eau est extrêmement délicat à Cuba. Les plages ont même été interdites d’accés aux Cubains pendant plusieurs années à cause des “Balseros”, les fuyards – aux yeux du régime – qui tentaient et parfois tentent toujours d’émigrer au péril de leur vie sur des embarcations de fortune…
Ici, vous prenez une route espérant tomber sur une plage à 15 ou 20 km, et vous tombez sur un cul de sac, un (rare) port de pêche entouré de barbelés et interdit d’accès, ou un terrain militaire… et quand par miracle, vous arrivez à l’eau, le bord de mer est constitué de rochers tellement acérés qu’il est quasiment impossible de se mettre à l’eau… c’est un peu décourageant pour une île où il fait si chaud et ou la mer est si attirante…

Ravis de notre périple, même s’il aurait fallu 5 jours au lieu de 3 pour profiter pleinement du voyage, nous avons repris le chemin du labeur…
Michelle en est à sa treizième peinture et Charles maintient son petit rythme d’environ 400 photos par jour qu’il faut ensuite trier…
Les Cubains se montrent très intéressés et charmés par la peinture et le voisinage des maisons croquées par l’artiste nous propose spontanément café et glaçons… bonne ambiance…

Suite au prochain épisode…

 

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